Faut-il laisser son conjoint « aller à son rythme »?

Tu le sais, depuis le tout début de ma démarche de blogueuse, et aussi sur notre groupe FB « Gestion budgétaire, entraide et minimalisme », j’ai un positionnement assez clair : chaque petit pas compte, déjà, et aussi : « Sois le changement que tu veux voir dans le monde », comme dirait l’autre, et arrête de faire chier le monde, c’est pas comme ça que tu feras évoluer les gens.
Vous êtes extrêmement nombreux (ses, en l’occurrence) à poser des questions sur comment faire avec un conjoint réfractaire, ou plus largement, comment faire évoluer les gens autour de soi.
Et je me rends compte que ma vision des choses a évolué depuis quelques temps, donc je vais t’en faire part. 

Culpabiliser les gens, ça les fait rarement évoluer

Je t’invite à (re)lire cet article que j’avais écrit au sujet du végétarisme : « Etre le seul végé de sa famille… et bien le vivre! »
Dans cet article, je détaille ce point crucial, donc je ne vais pas m’y attarder plus que ça ici, car je pense que ce que j’ai à dire aujourd’hui va déjà être plutôt long.
Il y a donc un point sur lequel je n’ai pas changé d’avis au fil des années : ce n’est pas en culpabilisant les gens, ni en étant agressif, ni en les harcelant qu’on leur fait modifier leurs pratiques.
Je crois toujours en la force de l’exemple.
Et même au sein d’un couple d’ailleurs.
Ce que j’écris à propos du végétarisme s’applique aussi à mon avis à toute démarche licorno-greeno-écolo.

Par contre, il s’est passé quelque-chose à l’intérieur de moi que j’ai mis des mois à décrypter, et ça y est, j’ai enfin mis le doigt dessus.
Depuis des mois, je me sentais mal à l’aise avec certaines publications sur le groupe, faisant état de conjoints totalement réfractaires à la démarche, et à son lot de commentaires en mode : « Non mais c’est pas grave, il faut faire des concessions, blablabla… »

Est-ce que je me radicalise ?
Je me suis posée la question aussi.
En tous cas j’avais envie, et même besoin je crois, de te partager mes pensées.

(Je pense que ceci est l’introduction la plus longue de toute l’histoire du blogging)

(Ah non en fait, j’ai pas fini l’introduction, parce que maintenant je ne vais même pas encore entrer dans le vif du sujet, je vais te raconter ma vie)

J’ai commencé ma démarche licornesque il y a plus de 10 ans.
J’ai commencé à me poser des questions sur l’écologie et notre impact, puis je n’ai jamais cessé de creuser ce sujet passionnant.
J’étais alors mariée, avec un enfant.
10 ans plus tard, me voilà divorcée.
Mon ex-mari avait certains côtés licornes, mais globalement, il n’en avait rien à cirer de cette démarche.
Est-ce que c’est ça qui a mené à la fin de notre couple : non.
Mais quand-même, quand on y pense, j’en ai tiré des pistes de réflexion qui alimentent mon positionnement d’aujourd’hui.

Saut spacio-temporel, je suis aujourd’hui dans ma Grotte, je suis de plus en plus alignée avec mes valeurs et ça me rend très heureuse. J’ai un Beau Chéri depuis plus d’un an, qui n’était pas une licorne non plus quand je l’ai rencontré.

Alors quoi, est-ce qu’on peut entrer dans le vif du sujet oui ou non MARIE ???

Ouiiiiiiiiiii, oh, c’est bon.

Voici donc le résumé de mes réflexions de ces derniers mois :

De par ma propre expérience et en lisant les nombreux témoignages de licornes, j’en ai compris qu’il existe plusieurs sortes de conjoints :

1/ Le conjoint licorne
Il est convaincu par la démarche, il est même force de proposition pour amener des changements dans le quotidien.

2/ Le conjoint qui suit le moove
Vous êtes le moteur licornesque du foyer. Ce conjoint pense que votre démarche est bonne, globalement il vous suit, par contre, toucher à son Nutella est une cause de divorce.

3/ Le conjoint réfractaire
Et là, on pourrait même sous catégoriser :
– Il y a celui qui est juste un peu apeuré par les changements que vous mettez en place. Peut-être aussi que vous l’avez traumatisé en imposant les lingettes lavables pipi le lendemain de votre prise de conscience suite à un documentaire sur les déchets.
– Et il y a celui qui ne se détend pas au fil du temps et qui continue à être réfractaire par principe. Dois-je préciser que sa conscience écologique frôle le niveau de la mer, que de toutes façons il s’en fout, et même s’il sait que c’est important pour vous d’ailleurs.

C’est cette dernière catégorie qui me dérange de plus en plus.
Et aussi de lire les commentaires du type : « Oh mais c’est pas grave, blablabla ».

 

Postulat de départ : chacun pense et fait ce qu’il veut, même le conjoint réfractaire

Sauf que dans « chacun », il y a donc le conjoint réfractaire, mais il y a aussi… VOUS !
Vous aussi vous avez le droit de penser et de faire ce que vous voulez.
C’est un léger détail qu’on a tendance à oublier.

C’est drôle (ou pas), mais quand je lis des témoignages de licornes avec des conjoints réfractaires, c’est toujours le conjoint réfractaire qui impose sa pratique, « par défaut ».
Pourquoi ?
« Mon conjoint dit que le bio c’est une arnaque » = on n’achète pas de bio
« Mon conjoint n’aime pas ma lessive maison » = j’arrête, on continue à acheter de la lessive

Etre en couple c’est faire des concessions.
Oui.
Mais pourquoi les concessions viendraient toujours de la même personne ?
Certes, il y a des choses que vous pouvez appliquer à vous-mêmes sans impacter du tout votre conjoint : passer au savon solide alors qu’il garde son gel douche cracra, par exemple.
Mais dans ce que je vois, lorsqu’une décision pourrait impacter la famille, c’est quasiment toujours le conjoint réfractaire qui obtient gain de cause.
Je me répète : pourquoi ? C’est une vraie question.

 

Définir sa « Green Limit »

Faire des concessions, oui, évidemment.
Mais j’aimerais vous alerter sur le fait de ne pas dépasser votre Green Limit, parce que là, ça va bien au-delà de savoir si on achète des serviettes de table pour remplacer le sopalin, ça vient toucher à vos valeurs.

Et personne, pas même votre conjoint, ni votre mère, ni votre meilleure amie, n’a le droit de vous mettre à mal par rapport à vos valeurs.

Qu’est-ce que la « Green Limit » ?

C’est tout simplement ce qui est primordial pour vous.
Ce qui, quand elle est dépassée, vous ébranle en tant que personne.
Ce qui dépasse le champs des concessions du quotidien que vous pouvez faire.

Quelques exemples de green limits :
– La santé des enfants : c’est primordial pour vous que vos enfants mangent bio
– Ne pas avoir à manipuler de viande quand vous êtes végé : moi par exemple, ce n’est pas ma Green Limit, mais pour certains végé, c’est d’une violence extrême
– Faire ses courses en supermarché : quand votre conjoint reste bloqué sur la question du prix sans chercher à faire autrement
– Quand il/elle dit « Non » par principe
– Ne pas se sentir entendu

On a tous des Green Limits différentes, tout comme on n’a pas tous les mêmes capacités à gérer les concessions.
Il existe par exemple des personnes qui ne pourraient tout simplement pas partager leur vie avec une personne qui n’est pas vegan.
Et il y en a d’autres, la majorité, qui s’assoient sur leurs limites, qui les enfouissent bien profond, jusqu’à ne même plus savoir les reconnaître.

Personnellement, ma Green Limit n’est pas quelque-chose de précis.
Pour moi, le plus important c’est :
– Que ma démarche soit reconnue et valorisée, même si elle n’est pas partagée à 100%
– Que mes valeurs soient entendues et respectées : après, dans la mise en application on peut toujours discuter.
– Que les concessions soient partagées

Nier complètement la licorne en moi, ça serait nier une grande partie de qui je suis.
Je ne suis pas qu’une licorne, mais je suis quand-même beaucoup une licorne.

Comment vivre au quotidien avec une personne qui nierait cette part de moi. Qui dirait : « Je prends ce qui m’intéresse chez toi, mais cette partie-là, je ne veux pas la voir, change-la ou cache-la. »

Alors quoi ?
Je sais que c’est dur, ce que j’ai écrit plus haut.
Et le pire, c’est que je vais vous laisser avec ça, car je n’ai aucune solution à apporter.
Evidemment, je ne vais pas vous dire : « Quitte-le/la »
Ca n’aurait aucun intérêt, d’autant plus que souvent la solution n’est pas là.
Tout comme la Green Limit est personnelle, la manière de gérer les choses quand elle est atteinte l’est aussi.
La 1ère étape est de savoir la définir, pour le reste, j’avoue qu’on patauge un peu dans le pâté vegan.

Si nous commencions à nous respecter autant que nous respectons les autres, qu’est-ce que vous en dites ?


Cet article a été écrit d’une traite et sort vraiment du cœur.
C’est un sujet qui est difficile à aborder, mais difficile ne veut pas dire impossible.
Les réponses se trouvent souvent au fond de nous et elles sont personnelles, il n’y a pas UNE marche à suivre.
J’ai hâte de discuter de tout ça avec vous, avec beaucoup de bienveillance et de douceur, je l’espère.

Pluie de paillettes sur vous !


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27 réflexions sur “Faut-il laisser son conjoint « aller à son rythme »?

  1. Nells dit :

    Salut Marie !
    Je dirais que le problème ne s’arrête pas au côté green de la force.
    Dans un couple quand on a le sentiment d’être toujours la personne qui fait les concessions (malheureusement j’ai un peu la sensation que c’est toujours les mêmes qui se retrouvent dans cette situation…) et qu’un beau jour le quota le concession est dépassé, on ne se sent plus considéré à sa juste valeur…

  2. Ranc dit :

    Il me semble que cela parle de l amour.
    Dans un couple ou l amour est là , toute petite distorsion est sujet de conversation, d’ouverture,de compréhension.
    Et j imagine très bien que pour certain conjoints comme pour toutes les licornes il y a des actions qui touchent autre chose que la simple démarche que l on veut mettre en mouvement…et aller voir ce que cela touche se fait ou se fera….
    Lorsqu il n y a pas d amour ou plus d amour…les distorsions ne deviennent que sources de conflit ou d opposition sans discussion, ouverture , échanges.
    Quand l amour est là. ..les deux du couple se déploient ensembles…
    Je suis une éternelle positive…
    Alors je me dis tout en compatissant avec toute les licornes qui ne vivent pas dans l amour. ..qu au moins ? C est pour la bonne cause.
    Si le non amour s’ immisce cela peut en contre effet …renforcer, deployet les ailes des licornes .
    C est tout ce que je leur souhaite.
    Comme vous dites si bien…chacun a ses limites et le vrai amour …celui qui fait grandir chacun du couple rit de ses limites, les fait évoluer, les dépasse dans la joie et la légèreté.mêle si cela passe par des échanges houleux; ..trouve des solutions qui convient aux deux…
    Pour avoir vécu le couple sans amour et enfin vivre le couple dans l amour…je vois à chaque fois la différence si essentielle et pourtant si souvent balayée…lorsqu une personne croit mais ne sait pas qu elle n ai pas aimée ; croit mais ne sait pas qu elle n aime pas.
    Chères licornes , ne mettez jamais en berne vos essentiels. ..surtout pour un soi disant amour. ..

  3. Florence dit :

    C’est marrant, il y a un mois, je suis passée au savon solide sans rien imposer a personne (mais en le laissant bien en valeur sur son beau porte savon en bambou quand même hein?!) Hier, j’observais mon homme essayer d’extirper les dernières gouttes au fond du gel douche….ce matin je lui dis : «j’ai racheté du gel douche tu sais, il y en a dans le placard!» Et la, il me dit «c’est bon ma chérie, je me suis lavé avec le savon 😁»
    Juste pour dire que nous ne cheminons pas au même rythme et qu’imposer les choses n’est pas la solution😉

  4. Anonyme dit :

    C’est trop bizarre que ce sujet tombe maintenant….
    Je crois que je suis en plein dedans depuis le 13 décembre, et je ne sais pas comment m’en sortir…
    C’est un joli mot Green limite mais malheureusement hier je le qualifiai autrement
    Je me consume de l’intérieur…
    Alors maintenant que j’ai la sensation d’être dedans … Comment s’en sortir …
    Je sais bien que tu n’as pas de solution à m’apporter mais voilà ton article tombe a pic et je me sens moins seule
    Bisous

  5. Pierlot dit :

    Bonjour Marie, je partage entièrement ton opinion. Comme à chaque fois, ça fait un bien fou de te lire. Pourquoi tu n’apportes pas de solution au point crucial que tu abordes dans ton article ? Et bien, je pense, que c’est parce que tu tapes dans le dur du sujet. À savoir, la place de la femme. Je dois avoir une vingtaine d’années de plus que toi et nous avons des parcours similaires. Et du haut de mes 50 balais, et même si je me sens heureuse, libre, écoutée, comprise et suivie dans mon couple actuel … Je ne peux que constater que le chemin entrepris en tant que licorne est le même que celui à faire pour la reconnaissance de la femme de par le monde. C’est te dire si il y a du boulot. Ça fait des milliards d’années que les choses sont ainsi alors,… Je ne suis pas féministe mais il faut que nos manches restent retroussees parce que beaucoup beaucoup reste à faire
    … Notre place est à créer, petit à petit, persévérer, se respecter, reconnaître ses besoins pour que les choses deviennent naturelles… Parce que oui, POURQUOI FAUDRAIT IL QUE LES CONCESSIONS SOIENT TOUJOURS FAITES PAR LES MÊMES ??????? …. Belle journée à TOI. sincères mercis.Patricia

    • Marie dit :

      Je suis complètement d’accord avec toi Patricia!
      Et aussi, pourquoi je ne donne pas de solution : parce que c’est pas simple, et je préfère planter des graines de réflexion qui germeront ou pas. Dans un cas comme ça on me dirait: Quitte ton mari, c’est un con, ça ne m’apporterait rien et ça me ferait culpabiliser. Je crois que le mieux c’est de trouver ses solutions soi même!

      • julie dit :

        Moi je crois que si, tu es féministe Patricia 😉
        Et c’est très bien, ce n’est pas un gros mot !
        Vouloir que tous les humains aient les mêmes droits, c’est être féministe.

        • Bulle13 dit :

          Je plussoie, c’est bien ça le féminisme! Et merci Marie pour cette superbe et essentielle réflexion. Merci aussi à tous les commentaires qui complètent et éclairent joliment ce propos de lumières différentes… mais toutes nécessaires (#envoléeLyrique 😀 ) Continuons à réfléchir à ce sujet « essentiel » (sens PLEIN du terme car cela touche à notre « essence », ce qui nous constitue au plus profond) : on fera avancer le Schmilblick à coup de jolies lumières/pensées/actes et ça va faire un arc-en-ciel… 🙂

  6. Karelle dit :

    Merci pour ce bel article!
    Il m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses. Mon conjoint n’est pas à caser dans la catégorie réfractaire, il est autant licorne que moi… mais cest une manière de voir les choses qui vaut pour tous les aspects de la vie de couple à mon avis, et pas que pour le couple, aussi pour la famille, les amis, …

  7. Sabine Douzamy dit :

    Merci pour cet article . Il peut aussi servir de base pour aborder la discussion et faire comprendre à l’autre son ressenti.

  8. Ludivine dit :

    Coucou,

    encore un très article (mais ça, c’est habituel chez toi 😉 )
    A la maison, c’est un peu la moyenne de tout ça, je suis moteur de la licornie, mon conjoint suit le moove comme tu dis mais il n’est pas spécialement réfractaire.
    Ceci dit, l’exemple du gel douche est très parlant pour nous : je suis au savon solide mais j’achète du gel douche bio pour lui (et la petite quand c’est lui qui gère sa douche – quand c’est moi, savon solide).
    Bref, j’essaie de faire au mieux sans pour autant renier mes convictions ^_^

  9. Louvet dit :

    Coucou Marie
    Mille merci pour cet article … moi aussi ce genre de réaction des conjoints/conjointes m’angoisse.
    Je ne savais pas le traduire … et tu l’as fait. C’est exactement ça : pourquoi refuser chez l’autre ce qui ne nous convient pas ?! Un grand mystère pour moi.
    Non que je sois fusionelle mais j’aime l’idee De médre que notre moitié nous aime entièrement (et vice versa) avec nos qualités et nos défauts, avc nos passions, notre mode de vie,
    Je n’arrive pas à me dire que je peux être avec quelqu’un qui ne partage pas le même idéal de vie. Et pour moi la licornie, la slow life, réduite au maximum mon impact sur terre c’ est ce qui m’amine, c’est ma ligne de vie.
    Je partage tout cela avec mon mari. On a acheté ensemble le livre Family zéro déchet et zéro plastique zéro toxique. On l’a lu ensemble de sorte qu’on a évolué ensemble avec des sensibilités différentes (moi plus comestique et lui plus biodiversité car on a un jardin) on a acheté ensemble notre Termomix , on choisie ensemble nos repas pour la semaine, on les fait ensemble… on vit ensemble quoi et donc naturellement nos enfants (3 c’est pas ecolo 😉 ) nous suivent dans notre démarche …
    On a bannit les produits degue et cracra on fait ensemble notre pâte à tartiner on teste des fois c’est concluant des fois non … mais n’est ce pas cela la vie 😉
    Encore merci je me sens moins seule 🙂
    Bonne journée
    PS j’adora Lire tes newsletter avant de prendre mon boulot ça me fait passer une bonne journée.
    Lilias

  10. Katherine Hurissé dit :

    Ton article m’a d’abord fait sourire parce que j’aime ton style d’écriture alliant humour et finesse , mais pas que , toutes ces questions parfois sans réponse trottent dans ma tête et après avoir enfoui mes limites de l’acceptable ( car vegetarienne depuis ma naissance soit 53 ans, avec des parents pas mal licornes sur un grand laps de temps de vie , j’ai toujours été moquée, souvent mise à l’écart  » ah oui toi je ne t’invite pas on ne sait jamais quoi te faire à manger!’ et j’en passe , mes parents plutôt à la pointe de la réflexion écologiste et responsable passant pour des hurluberlus dans les années 60-70 ), je reviens aux fondements de mes aspirations et de ce qui est nécessaire pour avoir une vie heureuse : je ne peux plus cuisiner toutes sortes de viandes pour des non végétariens, je ne peux plus faire de  » concessions » silencieuses , baisser les yeux face aux quolibets y compris des conjoints passés et actuel ( avec lequel je vis séparément depuis 3 ans et franchement je ne pense pas pouvoir retourner habiter chez lui, ouvrir son congélateur qui ressemble à une morgue de 2,20 m de haut sur 8 tiroirs , devoir me « plier » aux exigences culinaires sans respect pour mon éthique … Comme le commente une des personnes plus haut il s’agit d’amour et d’être aligné avec ce que l’on ressent profondément et dans mon cas je tente simplement de m’aligner avec moi-même , je ne fais plus la concession d’acheter de la viande pour quiconque mange chez moi ni pour ma dernière qui aime énormément la viande, ni pour le sus-cité  » conjoint » avec qui il n’y a résolument pas d’affinités , je cuisine davantage , j’innove, je reste ferme et calme * non je n’achète plus de viande pour personne » et je me rapproche de ce que je souhaite être profondément , j’en ai assez des concessions que JE devrais faire sous des prétextes fallacieux …
    Je me rapproche du veganisme par réflexion sur l’intolérable souffrance animale mais j’ai du mal a abandonner le fromage et les œufs ( achetés au maximum a des personnes ayant des poules chez eux et qui vivent heureuses ) ; je considère malgré tout que je n’ai pas d’excuse….
    Ma « Green limite » c’est surtout le dégoût total pour les mouchoirs en tissu qu’il faudrait relaver, et le passage a la cup, voilà .
    Quant au sujet premier de ton article , pour moi un vrai conjoint est la personne que tu choisis et qui te choisit en connaissance de cause et avec qui tu peux faire de jolis projets en évoluant ensemble…..et à ce train là je vais continuer mon chemin seule avec pour l’instant mes deux derniers enfants …..

  11. Anne dit :

    Quand je te lis je me dis que je suis « radicale » depuis longtemps. Je suis tombée amoureuse de mon mari parce que justement nous avons les mêmes valeurs, nous sommes sur un pied d’égalité parfait et que j’admire son enthousiasme (que j’ai aussi) à découvrir et se lancer dans des projets, même fous ! Du coup j’oublie parfois que ce n’est pas aussi facile pour tout le monde. Qu’il existe autant de couple que de personnalités différentes et pas de solution miracle applicable à tous. Comme tu le dis si bien c’est à chacun(e) de trouver le juste équilibre dans le respect des valeurs de chacun(e). Plein de courage, d’amour et de respect mutuel ! ❤️

  12. Lalie Lalalére dit :

    Salut marie… (tiens ça commence comme un truc connu 🤔😂) cet article me parle, mais que ce soit l’ecologie, le végétarisme, ou un caractère bien planté, un côté farfelu… tt ça fait partie de notre personnalité !! ici j’en fait bcp des concessions, sur bcp de sujets, mais je ne lache pas le morceau ! Monsieur est passé à bcp de principes licorniens depuis qu’on est ensemble (bientôt 19 ans 😱) et je continue de lui en sortir de nouveaux… mon principe a moi c’est que j’amene Le truc (ex plus de nutella depuis des années, dentifrice bio depuis qu’on a des enfants, savon et shampoing solides depuis peu…) il teste, ça lui convient tant mieux, ça ne lui va pas ? Et bien il s’achete Ses trucs pourris ! J’ai arrêté la viande depuis qq mois, j’en cuisine tjs pour lui et les enfants… mais par contre les repas du soir sont souvent vege. Ma greenlimite a moi c’est ma limite tt court, personne ne m’empechera Jms de faire ce qui me tient à cœur ! Et la quarantaine n’a pas arrangé cette facette de mon caractère, bien au contraire 😬 !!!

  13. KaMaïa dit :

    Super article Marie !

    Mon ex-mari regardait avec amusement mes « lubies » mais il a suivi le mouvement ou plus exactement ne l’a pas empêché. Quand on est passé aux couches lavables (en 2000 ! pas tout à fait au siècle dernier mais presque haha !) il a eu beaucoup de mal et ne voyait pas l’intérêt. Mais la peau de notre fille était tellement fragile (elle était allergique à quelque chose dans les couches du commerce, peut-être les capteurs d’humidité cracra…) et les lavables ont réglé le problème en quelques jours malgré le fait qu’il disait qu’elle allait macérer dans le pipi et que ça serait pire que finalement il a plus ou moins adhéré. En clair, c’est plus souvent moi qui changeais les couches.
    Pour le reste, zéro déchet, décroissance et tout, il regardait ça de loin mais n’a pas entravé.
    Mais quand on s’est séparé il est revenu à ses habitudes polluantes et multi-déchets.

    Nos enfants ne sont pas schizophrènes pour autant, chez leur père ils suivent « ses » habitudes mais comme ils sont bien écolos dans l’âme ils amènent chez lui des modes de vie qui viennent de « chez moi » 🙂
    Quant à moi je continue mon chemin de licorne, je suis bien loin d’avoir tout optimisé mais j’avance 🙂
    Il y a des postes ou vraiment je ne peux pas optimiser, ma consommation de carburant par exemple. Ça me navre mais pour le moment je ne peux pas passer au véhicule électrique et je ne peux pas réduire mes 2500 km mensuels, hélas.
    D’autres domaines où je pourrais mieux faire et d’autres où ça va bien !

    La licornie, c’est un chemin pas un but en soi, je crois.

    Au fait, merci d’avoir recommencé à bloguer, tes articles sont inspirants 🙂

  14. Juliette dit :

    Je ne suis pas en couple actuellement. En fait, je n’ai même pas de chez moi puisque je loge dans un internat adulte jusqu’en juin. Mais quand je lis ton article, ça me conforte dans le fait que je n’arrive à imaginer partager ma vie avec quelqu’un ne partageant pas mes convictions.
    Merci !

  15. oberkugler dit :

    Coucou Marie, sujet très intéressant !!!! Qui touche plus largement à l’ouverture d’esprit de l’être humain !! et à l’amour !!
    Mon mari a arrêté la viande il y a trois ans, je n’ai pour ma part pas de nécessité à en manger , je n’en mange pratiquement jamais mais je n’ai pas sauté le pas de dire je suis végé. Pourtant c’est moi qui depuis 10 ans chemine dans un mode de vie plus respectueux et bienveillant. Jai attaqué la sophrologie il y a 5 ans, c’est le même bouleversement que passer en mode zero déchet pour une famille et j’ai fait les deux en même temps !! En gros, ça grognait un peu. Je ne suis pas sûre que j’aurais pu rester avec un homme qui ne me suive pas………….Nous aurions été trop différents pour l’éducation de nos enfants…………..il a suivi même s’il a un peu grogné parfois voire même tempêté !!! Ma sophrologue m’a toujours dit : soit il suit soit vous vous séparerez et je pense qu’il faut de l’amour pour bouger !!
    Après, il y a le tempérament de chacune d’entre nous qui joue aussi ….. Certaines seront prêtes à s’oublier plus , c’est ce dont tu parles !! Là on part dans une analyse psy !! Tout ceci est très vaste mais un partenaire qui nie nos convictions, je ne crois pas en un épanouissement de soi ni du couple et mince on ne vit qu’une fois !!! Alors soyons épanouie !!!
    merci pour cet article, tu vas bouleverser certaines d’entre nous !! en fait tu es une petite sophrologue qui sommeille 🙂

  16. Vitamine dit :

    Je te laisse imaginer  » le bordel » à la maison où on est 8 ( 2 parents et 6 enfants) !
    Ça va du Vegan complet pur et dur au carnivore qui refuse tout changement ( sauf bizarrement le passage aux mouchoirs tissus ) en passant par le plus ou végétarien, flexitarien ou l’écolo théorique mais à la pratique paresseuse …

  17. Cilou dit :

    Merci pour cette article. Il me permet de me reprendre conscience du chemin que nous avons parcouru ensembles avec mon conjoint et comment nous avons grandi l’un grâce à l’autre.
    Moi j’ai grandi en regardant son envie de donner du sens à son travail : il a quitté son emploi dans l’industrie pour se former au coaching et à la CNV. Son métier a enrichi nos vies parce qu’il questionne chaque jour. Nous avons par ailleurs beaucoup partagé sur ce que cela impliquait en terme de perte financière et de gain humain : pour l’expérience et le temps partagé en famille.
    Et puis je suis entrée en licornie. Il est plutôt suiveur dans la démarche : mais il prend à son compte ce que je lui propose (je teste, il pérennise): c’est lui désormais qui fait la lessive, le produit vaisselle. Il adore mes recettes vegan (c’est moi qui ai repris les manettes en cuisine parce que c’est pas son truc l’innovation en cuisine et je prends beaucoup de plaisir dans l’expérimentation). Il aime aussi aller à la rencontre d’autres licornes : accueillir des inconnus chez nous ou faire de l’itinérance en licornie (et ça c’est chouette)
    Il est aussi mon arbre, ma bouée de sauvetage quand j’ai peur de l’avenir .
    C’est probablement comme ça qu’il est possible de vieillir ensemble : en acceptant les changements de l’autre et en y voyant des opportunités d’échanges et de partage… en tout cas je nous le souhaite.

  18. mawie dit :

    Pour moi ça tient aussi très simplement du respect. Si ma conviction, mon envie, ma lubie, mon délire, ma meilleure idée du monde, ou simplement mon avis (même mal éclairé!) sur quelque chose, si l’une de ces choses est niée, moquée ou dénigrée, je ne suis pas respectée. Et si le respect n’est pas là, c’est vraiment très compliqué.
    (Devoir) renoncer à soi, ce n’est ni être aimée, ni aimer.

    Mais mon amoureux, je l’aime vraiment fort (13 ans, 2 enfants et une multitude d’arrangements et concessions de chaque côté plus tard 😉 )

    Merci Marie 🙂

  19. Priscilla dit :

    Coucou Marie. Heureusement que tu as mis le lien sur FB sinon je n’aurais pas vu ton article j’ai Osborne reçu la newsletter et pourtant je suis abonnée… ah la technologie j’te jure 😊 il’ est chouette cet article et en le lisant je me suis dit « j’ai de la chance » parce qu’avec mon mari on grandi ensemble dans notre démarcher « ecolo » on y était pas du tout quand on s’est connu. On s’y est mis petit à petit et on est chacun force de proposition. On essaye on voit si ça nous convient on continue ou on change. J’ai ps l’impression de faire de concessions ou alors c’est que ça ne me dérange pas ou ne me tient pas à cœur car j’ai pas d’exemple en tête. Toujours est il qu’on grandi ensemble dans notre démarche et on embarque nos enfants avec nous on leur propose de tester avec nous on cherche des alternatives ensemble on explique et on se documente. Le livre de la faille 0 déchet pour enfant est devenu la bible de mon fils 😉 bref j’ai de l’an chance et au vu de mon caractère c’est mieux comme ça j’en suis entière donc pas sure que je pourrais me renier pour faire plaisir à mon conjoint 😉

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