Pourquoi je ne veux plus entendre parler d’effondrement

 

Je ne suis pas dans un excellent mood en ce moment.
Je me sens impactée par la morosité ambiante. Enfin, morosité, doux euphémisme, je ressens plutôt un espèce de mélange entre fatalisme, impuissance et agressivité autour de moi. 

Généralement, quand je sens que le mood est mauvais, j’ai tendance à renforcer ma carapace de protection.
Je n’ai déjà pas de télé car je ne veux pas supporter les informations (que je trouve à la fois ultra négatives et biaisées), ni offrir du temps de mon cerveau disponible à qui que ce soit.
Dans ces moments-là j’évite de scroller également, c’est-à-dire passer du temps à juste lire ce qui se dit sur internet, en particulier les réseaux sociaux.
Mais là, je me suis faite avoir, j’ai quand-même lu des posts, j’ai regardé des stories instagram, etc…

J’ai notamment regardé cette vidéo de « Partager c’est sympa », qui m’a à la fois totalement déprimée et à la fois donné de l’espoir.

Il y a 2 tendances en ce moment dans le monde de la blogo-youtubo-instagramosphère :

– Y a les blogueuses qui continuent à faire de la présentation de produits de beauté (je caricature un peu), et elles, j’ai envie de leur dire : « Hey les meufs, y a pas plus important à partager comme contenu que la sortie d’un nouveau vernis à ongles vegan ? » Je suis d’une extrême mauvaise foi en plus, car je me rapproche plus de cette catégorie, en affirmant que chaque petit pas compte et en essayant d’amener un grand nombre de gens à consommer différemment.
– Et y a toute une partie qui est en mode alarmisme et déprime totale, des gens davantage militants, qui commencent à perdre espoir.

Mon problème, c’est que je ne me reconnais dans aucune de ces 2 catégories.
Depuis plusieurs jours, je suis dans une sorte de conflit intérieur entre ces 2 tendances, et j’ai du mal à me positionner.
Et forcément, quand on ne se colle pas d’étiquette, quand on ne s’identifie pas et quand on ne sait pas où se placer, ce n’est pas confortable.

Une chose est sûre : tout ce que je lis à propos de l’effondrement et de la collapsologie ne me fait pas de bien.

Si tu ne sais pas ce qu’est la collapsologie, je t’invite à lire cette définition de Wikipédia (en gros, il s’agit de l’étude de l’effondrement de notre civilisation, c’est à dire de comment notre systême est en train de se casser la gueule avec tous les drames qui vont en découler).

Mais après tout, est-ce que c’est fait pour me faire du bien ? Est-ce que les prises de conscience ne sont pas souvent douloureuses ?

Je ne suis pas complètement débile ni à côté de la plaque.
Je vis dans un monde de licornes, non pas par ignorance ni par bêtise, mais par protection.
Et cette protection, contrairement à ce qu’on pourrait penser, n’est pas égoïste, dans le seul but de m’apporter du bien-être à moi seule, c’est aussi ce qui me permet d’avancer et de continuer de proposer du contenu.

Je vois, je sais.
Je vois que l’Homme détruit sa maison.
Je sais que le systême en place n’est pas viable.
Ca fait 15 ans que je trouve aberrante cette volonté politique de maintenir la croissance à tout prix.
C’est simplement une volonté de maintenir un systême qui profite à quelques-uns.
Je n’ai pas besoin qu’on me le dise, qu’on me le redise et qu’on me le reredise à longueur de journée, je le sais.

Ce n’est pas un hasard si on a créé le groupe Gestion budgétaire, entraide et minimalisme et écrit notre livre « J’arrête de surconsommer, 21 jours pour sauver la planète et mon porte-monnaie » avec Herveline, ce n’est pas parce qu’on est tebé au point de penser que notre lessive maison va changer le monde, c’est juste que contrairement à toute une partie des militants écolo (que je respecte énormément ceci dit), on n’a pas vraiment d’espoir sur une réponse ou des actions rapides du gouvernement.
Ces gens-là s’en foutent tant que leurs privilèges sont conservés.
T’inquiète pas que s’il y a un pic pétrolier, que le prix du baril flambe, ça les impactera beaucoup moins que nous.

La conclusion de la super vidéo de Partager c’est sympa, nous on l’applique depuis la création de GBEM :
– N’attendez rien du systême en place
– Agissez à votre niveau

Crédit photo: toujourspluslibre.com

Je pense qu’il y a 2 niveaux d’activisme et que les personnes qui tentent de faire changer les choses au niveau politique sont très importantes.
Simplement elles ont une foi que je n’ai pas à ce sujet.

Par contre, mon espoir, à moi, se situe dans la consommation de masse.
Toucher le maximum de gens, les inciter à consommer différemment pour induire une offre différente. On est complémentaire.
Et si je ne travaille pas avec mon espoir, je ne travaille pas du tout.

La preuve, depuis plusieurs jours à baigner dans le marasme de l’effondrement et de la collapsologie, je suis paralysée.
Jusqu’à ce matin, je n’arrivais plus à écrire un seul mot.
Tout me semblait vain, inutile.

Au final je crois que pour survivre psychologiquement dans tout ce merdier, et pour vraiment être utile et contribuer à quelque chose, la clé n’est pas d’avoir toujours plus d’informations déprimantes sur l’état de la planète, la clé c’est plutôt l’action.
Qu’est-ce que je peux faire, aujourd’hui, maintenant ?

Partager c’est sympa parle de désobéissance civile, et je suis d’accord avec ça.

Mais même sans aller jusque là, on peut déjà faire beaucoup :
– Boycotter la consommation de masse, les supermarchés, la fast fashion, etc… N’oublions pas que le systême repose sur cette économie-là.
– Arrêter de surconsommer, consommer juste
– Nous rapprocher les uns des autres pour s’entraider, troquer, prêter, réparer, partager nos compétences.

La collapsologie ne m’est pas utile.
Je sais déjà. Au mieux ça actualise mes connaissances, ça m’apporte des données chiffrées récentes, ça m’informe que ça va de plus en plus mal.
Bon, et après ?
Le problème avec la collapsologie, c’est que son but est d’éveiller les consciences, mais qu’au final ça risque de paralyser plus qu’autre chose.
Et je ne veux pas être paralysée.
Je veux garder ma marge de manœuvre au sein d’un systême qui ne me convient pas, mais que je ne peux pas éradiquer, même si je crie et que je tape du pied très fort.

Au final, j’ai pris conscience que sans espoir et sans joie, je suis paralysée.
Et si je suis paralysée, je fais pas avancer le shmilblik.
Je répète pour ceux qui ont les yeux collés de bon matin : SANS ESPOIR ET SANS JOIE, ON NE FAIT PAS AVANCER LE SHMILBLIK.

Des mesures drastiques s’imposent donc pour moi :
– Je ne veux plus entendre parler d’effondrement pour le moment
– Je vais faire un grand ménage dans mes comptes Instagram, car c’est de là principalement que viennent les bad vibes pour moi
– Ces prochains jours, je vais tenter de me reconnecter à ma joie et la partager.


Maintenant c’est à vous, et j’ai vraiment hâte de vous lire :
– Est-ce que vous vous sentez également impactés par tout ce que je vous raconte ?
– Comment vivez-vous ce pessimisme ambiant ?
– Est-ce que vous avez mis en place des choses qui vous aident à garder le cap ? Est-ce que vous voulez bien les partager ?
– Qu’est-ce que vous pouvez faire pour vous reconnecter à votre joie aujourd’hui ?

Sur ce, je vous fais des gros bisous et je m’en vais câliner le petit chat, mon activité plaisir favorite du moment !


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53 réflexions sur “Pourquoi je ne veux plus entendre parler d’effondrement

  1. Angel dit :

    Bonjour! Comme toi pas de télé je n en ai plus depuis un an. Je suis déconnectée des informations diffusées et je choisis celles qui m intéressent. Pour la collapsologie, je sais e que c’est et comme toi ça m éveille plus d anxiété qu autre chose, mais ce qui me fait du bien c est d en parler autour de moi et d éveiller la conscience des gens en leur parlant de ce qu’ils laissent à leurs enfants. Je leur parle du groupe des petits gestes qui peuvent s’ils sont faits par la base nous le peuple obliger les politiques à évoluer et les obliger à nous suivre. Voilà pour mes petits pas je suis loin loin derrière vous mais j avance et me dis que c’est tjs ca de pris et c’est ca qui me fait du bien et de voir mes collègues avec leur plat en verre au lieu de leur salade en plastique.

    • Marie dit :

      Tu sais pas si t’es loin derrière ou pas 😉
      Et oui, c’est un de mes moteurs aussi de voir qu’un nouveau mode de vie se diffuse de plus en plus!

    • Boyer Martine dit :

      Tout à fait d’accord avec cet article.
      Que fait on maintenant dans le concret ?
      Car savoir que l’on est en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis, je le sais déjà depuis les années 70. J’ai eu le temps de m’énerver, de me disputer avec ma famille qui ne voulait rien voir et d’entrer « en guerre ».
      J’ai maintenant 67 ans et j’ai plus envie de profiter pleinement des instants qui me sont donnés en essayant d’avoir une vie en accord avec mes idées. Je réfléchis à m’engager pour tenter de convaincre… Je serai plus jeune, je serai activiste…
      Cette histoire d’effondrement peut avoir un effet pervers, la démobilisation, l’absence de recherche de solutions.
      No futur = deprime
      Action = joie… Quelque ce soit le résultat

    • berne veronique dit :

      BJR j ai été très impactée psychologiquement de me rendre compte que ce qu on appelle effondrement n est plus dans un futur lointain mais proche bien que sans enfant et âgée de 58 ans,
      c est très difficile d imaginer les ressources terrestres épuisées, c est pire que la guerre pour moi car la guerre peut être d une durée déterminée, là il faudra faire avec les dictats du gouvernement qui nous tiendra à sa merci et adieu la liberté de choisir. alors je pense qu il faut dès à présent réfléchir au choix d un autre mode de vie et pour les gens seuls il y a les écos village, il faut faire parti d un groupe qui vise l autonomie, apprendre le système D; pour ma part j essaie d être écolo depuis une 15zaine d années et bien que j ai une petite voiture et dépends du réseau edf, et de l eau de la métropole, j envisage des solutions pérennes, pour ds klkes années , mais klkes années cela passe vite, en revanche j ose espérer qu en France notre gouvernement assurera un minima ses fonctions auprès du peuple mais on peut en douter très fortement qd mm. maigre consolation, les européens ne seront pas autant impactés par le réchauffement climatique, mais la croissance économique ne tiendra pas, etc etc, enfin peut être y a t il des solutions intermédiaires… bref certains sont optimistes , moi, pas tellement, de toute façon cela va entrainer bcp de souffrance humaines, cf les feux de l Amazonie devrait nous confirmer nos puces aux oreilles, en tout cas il faut qd mm vivre et être heureux car le contraire ne résoudrait rien! essayer de pr^cher la bonne parole , car moi je ne vois pas bcp d évolution chez les gens qui certes se disent qu ils vont consommer bio, comme si cela suffisait, c est bien que tout le monde fasse sa part, mais quelle part car être vert , c est quasiment ds chaque gestes et façons de vie, et si tout le monde le faisait on pourrait pt être renverser la tendance en boycotant toutes les industries qui nous font crever… voilà il faut se battre, revivre autrement en sobriété heureuse, et prévoir l avenir sans forcément être paralysée par la peur ce qui fuit mon cas pendant une semaine quand j ai appris que ce qu on appelle effondrement était proche… bien plus proche que ce que je pensais ALORS LES JEUNES, vous devez avoir l énergie de qd on est jeune, pensez à être libres et indépendants et vous verrez , de cette manière vous saurez tout de la vie…………. ben tiens au final ça m a fait du bien d écrire!

  2. Anne dit :

    Bienvenue dans les montagnes russes ! C’est ce que font mes émotions depuis que j’ai découvert la collapsologie il y a quelques mois. Déjà qu’il y a 2 ans votre lessive maison avait changé mon monde (si si!). Perso j’ai vraiment déprimée mais ça m’a aussi permis de sortir de chez moi. Bah oui vu ce qui nous pend au nez, la peur d’aller voir les élus ou de prendre la parole collectivement à disparue. Ça donne quand même une autre dimension à nos actions. Et un sentiment d’urgence qui moi m’a motivée. Et pour les soirs/matins de déprime un peu de ronron thérapie, des bisous à ma fille et c’est reparti !

    • Marie dit :

      C’est intéressant ce que tu dis sur le sentiment d’urgence.
      Je sais que c’est quelque chose qui fait bouger beaucoup de gens, par contre moi non, ça me tétanise, lol!

      • Anonyme dit :

        Je viens de lire une citation de Gramsci j’ai pensé à toi: « Face au pessimisme de la raison, il faut opposer l’optimisme de la volonté ». Bonne soirée !

  3. Anne Gaëlle dit :

    Bonjour 😁 alors ici je prends énormément de recul à tout ça. Je ne me leurre pas sur ce qu’il va advenir de cette belle planète avec cette surconsommation et en poussant à toujours vouloir acheter plus… mais clairement on ne peut pas faire grand chose sauf à notre niveau et pour ainsi dire je m’en contente. On trie, on achète quand on peut d’occasion, mes enfants n’ont pas les derniers jouets ou consoles à la mode, on consomme de saison, on n’utilise pas de jetable (sauf le papier wc), on ramasse les déchets de temps en temps. Je me dis que si j’arrive à sensibiliser et intéresser mes enfants sur ce sujet peut être qu’ils feront pareils… et ainsi de suite avec les autres familles… après on en discute entre nous (mais, collègues) cela permet de donner notre vision des choses et d’envisager aux autres de voir que tout peut changer. Belle journée bisous

    • Marie dit :

      Et je pense que si tu as trouvé ton rythme en ayant un état d’esprit qui te permet d’agir au quotidien sans être rongé par l’angoisse, c’est le top!

  4. Anna dit :

    Comme je te comprends !!
    Et pour etre claire et concise, ton approche est la bonne ! S’extraire, se protéger. Et surtout protéger ton optimisme, si précieux à toutes les personnes qui te suivent et que tu réussi à « embarquer ». La puissance des réseaux sociaux est aussi là. Alors ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Concentrons nous sur cette armée de colibris qui grandit tout les jours !

  5. Cécile dit :

    Pour ma part, j’avais besoin de savoir. J’ai lu le livre de Pablo Servigne, regardé des interviews sur Thinker view, lu des articles sur internet. Pour le livre de Pablo, je l’ai lu lentement, en prenant soin de moi par ailleurs et en lisant des romans le soir sinon je ne pouvais pas dormir.
    En ce moment, je lis « 3 amis en quête de sagesse » et ça m’apporte de la ressource. J’aimerais aussi commencer la méditation.
    Mais contrairement à toi, j’avais besoin d’en savoir plus sur l’effondrement (peut-être parce que je me sens plus scientifique que spirituelle). J’avais besoin de faire cet état lieu : » Voilà donc où on en est… »
    Pour ma part, cela me donne encore plus envie d’agir, comme une sorte d’urgence et parce que j’ai vraiment besoin de contribuer. Je me suis d’abord fait débordée par l’information et puis je me suis remise en mouvement : je vais participer aux marches, continuer mes activités de bénévolats et mes actions de sensibilisation autour de moi.
    Je vois que le plupart des gens autour de moi rejette l’information quand j’en parle, alors je me dis que c’est trop violent pour eux et j’essaie de garder ça pour moi.

    • Marie dit :

      C’est possible effectivement que ça soit trop violent pour eux comme ça l’est pour moi.
      Après comme tu le vois dans mon article, je ne rejette pas tout en bloc et je comprends tout à fait quand tu parles d’approche scientifique ou spirituelle.
      Finalement, on va tous dans le même sens et l’important c’est de connaître ce qui nous permet d’avancer et de continuer à diffuser.

      • Fleux dit :

        Coucou ! Ce qui me dérange c’est qu’on passe encore beaucoup pour de gentils uluberlu-es. Quand je me fais secouer parce que mon végétarisme prend la tête (alors que je n’impose rien de rien mais je suis la seule avec l’assiette différente) ou parce que je me prends la tête pour un itinéraire alors que je pourrais juste faire comme tout le monde et prendre l’avion, quand je me fais critiquer par la famille parce que, non, airbus n’est pas une option professionnelle pour moi (je suis Toulousaine…), quand je dois sourire alors qu’on m’offre des paniers de nourriture industrielle suremballee… Et encore, beaucoup de mes attitudes sont acceptées par mes entourages parce que je suis « sympa » (« hors de question que j’accepte les contentants pour tout le monde vous vous rendez compte le bordel mademoiselle ! ») (« ça va tu n’es pas pas reloue pour une écolo/végé ») mais on me renvoie toujours cette image de fille gentille mais perchée que j’assume plus ou moins bien selon les jours et mon degré de fatigue. Hé bien à toujours sourire et montrer joyeusement l’exemple tout en me censurant quand on me fait des remarques (comme hier parce que je suis extrémiste à chercher une solution pour éviter un trajet en avion pour moi-même : il n’est même pas question de partir avec d’autres personnes, ce trajet ne concerne que moi !!!), j’ai parfois l’impression de devenir « schizophrène » à même pas pouvoir exprimer que le dernier rapport sur telle chute de biodiversité m’angoisse et à devoir assumer tous mes choix gentiment alors que toute la forêt brûle derrière mais c’est moi qui suis ridicule… Si on pouvait exprimer librement ses inquiétudes et été écoutés je suis sûre que ce serait bien moins angoissant !

  6. Clairetel dit :

    Bonjour,
    Pour ma part j’ai un sentiment de fatalité sur le long terme, je n’imagine rien à 10 ans. Pire je m’efforce de ne pas y penser.
    Je me concentre sur le présent, ma famille surtout.
    Mes joies sont le temps que je passe avec eux depuis que j’ai changé de travail pour aller à côté de chez moi à pied.
    La voiture qui ne me sert plus.
    Le pain qui sent bon en sortant du four.
    Aller à l’école avec les enfants.
    Les tocs que l’ont peut développer : secouer le bocal de la lessive à la cendre à chaque fois qu’on passe devant ^^.
    Mon mari qui s’essaie à faire pousser nos propres légumes.
    Le chant des oiseaux qui revient le matin.
    Voilà plein de petites choses sur lesquelles me concentrer dans l’instant présent.

    • bulle13 dit :

      🙂 il est plein de « paillettes joyeuses » ton commentaire je trouve (en particulier le toc avec le bocal de lessive… »:D merci! Et merci aussi Marie, pour cet article dans lequel je me retrouve pas mal par ailleurs (moi aussi les infos « m’accablent » et je pense également que « l’issue » de tout ce merdier (s’il en est une…) viendra « d’en bas »… l’armée de colibris comme l’a dit Anna! Et tiens j’en rajoute une louche « bisounours  » (mais siiii il faut!) je ne dirais pas « armée » (parce que bêêê quand même l’armée 😉 ) mais « nuée » ou « foultitude »…
      bisous, bonnes ondes toussa…

  7. Claire dit :

    Coucou Marie, merci pour ton article. En ce moment j’apprécie le côté franc et sincère de mes blogueuse inspirantes. Savoir que mes « modèles » sont par moment fragiles, fatiguées, qu’elles doutent, se cherchent et se questionnent les rend mille fois plus humaines à mes yeux! Par contre vous avez toutes en point commun un certain panache et une volonté déterminante de ne pas sombrer et de savoir exactement comment recharger vos batteries et vous tourner vers le côté lumineux de la force…yeahhh
    Au fait, où j’ai les yeux encore collés ou bien les neurones en berne ce matin…mais il n’y aurait pas une petite boulette dans ton article: fast fashion à la place de slow fashion…non?
    Bizzz à toi, à l’Heritier et à ton poilu 😘

  8. Priscilla Fee Bobine dit :

    Alors moi typiquement c’est ce genre d’article que je n’aime pas lire. Trop pessimiste. Et le fait de n’en pas avoir de tv à mon sens ne résous pas le pb du pessimisme ambiant et je dirai meme : au contraire ! Les réseaux sociaux sont beaucoup plus virulents que la tv à ce sujet. Je ne remets pas en cause ton choix de n’en plus avoir de tv je dis juste que lorsqu’on l’a c’est comme tout : une question de choix. Moi je l’ai je regarde moins les infos et lorsqu’en je le fais je choisis car oui je n’en vais pas t’apprendre qu’il y a des partis pris en fonction des journalistes c’est comme ça que le journal de 13h sur TF1 n’annonce aucune catastrophe, est tourné vers les gens et le terroir. Moi vois tu c’est les réseaux sociaux que j’ai fortement limité ces derniers temps. Je trouve qu’il y a trop de propagande trop de désinformation trop de pessimisme trop de râleurs trop de déprime. Quand je vais sur les réseaux c’est pour me détendre passer un bon moment et ce n’etait Plus le cas. Je me suis réfugiée sur IG où il n’y a que de belles photos des posts sans conséquence des futilites parfois un peu d’engagement mais pas trop et ça me va. C’est ma soupape à moi, ma boîte à rêve et même sinon parfois c’est fake aussi on le sait cest pas grave pendant 5/10min on a rêvé on a vu des jolies choses. Après évidemment c’est un choix de comptes aussi à suivre. Moi je suis principalement des copines de couture, ta sœur mais pas toi dis donc attends’ je vais rectifier ça 😊. Après à la tv j’ai vu pas mal de reportages et notamment sur la 5 qui dénonce dessus pratiques énonce des vérités et surtout montre une alternative et c’est ultra positif. Y’a une autre émission sur la 2 « tout compte fait » qui montre des alternatives à la surconsommation et il y en a de plus en plus car c’est un mouvement en marche (comme dirait un certain président) qui prend de l’ampleur du coup la tv s’y intéresse. Mais là encore c’est une suestiin de choix de programme. Comme c’est une question de choix de réseaux et de choix de comptes en fait c’est unz question de choix 😊 aller ma belle licorne reviens nous positivé et pleine d’enthousiasme ensoleiller nos matins avec tes délires tes astuces tes poules et tout ce qui fait de toi la super licorne à paillettes. Te laisse pas envahir par le marasme c’est bien de douter et de se remettre en question mais pas à cause des défaitistes ! Bises et belle journée ensoleillée (si si y’a un gros soleil et ciel bleu chez moi truc de ouf je suis trop contente je m’etais Presque résignée à la pluie 😂)

    • Marie dit :

      Je suis complètement d’accord avec toi, c’est ce que je me disais ces derniers temps:
      « Putain, j’ai éradiqué la télé mais c’est encore pire sur les réseaux sociaux! »
      Ecrire cet article a eu un pouvoir libérateur sur moi, donc oui, la licorne à paillettes revient au triple galop!
      Gros bisous!

  9. Marie dit :

    Bonjour Marie,
    J’aime beaucoup ton blog, avec beaucoup d’astuces, tes points de vues etc…
    Depuis quelques mois je fais parties du groupe Facebook et grâce a lui j’ai mis plein de choses en place pour mon porte monnaie ce qui, soyons honnête, était mon objectif de base. Mais au fur et à mesure de la bienveillance et de l’aspect « chacun à son rythme » change ma vision des choses. Avant je pensais « pourquoi ca serait au peuple d’en bas de faire des efforts face aux grand lobbying » et je prends conscience (doucement mais surement) que c’est justement nous qui avons le pouvoir de changer les choses, pour le bien être de tous. Voilà grâce à tes conseils et ceux d’Herveline je suis en transition pour ne plus verser d’argent directement aux grandes firmes et privilégier les circuits court, changer ma façon de consommer sur 2 points: circuit court et produits sains. J’ai pas mal de soucis de santé qui font que justement je prends conscience de l’importance de l’alimentions sur notre santé.
    En tout cas merci pour ton chouette blog qui me fait sourire, m’apporte des astuces, et me fait me questionner..

  10. Maryvonne dit :

    Comme je vous comprends ! Je suis dans le même ressenti.
    J’ai lu Pablo Servigne et je suis abonnée a des sites de collapsologie mais je refuse de me laisser enliser dans le fatalisme.
    Pour me sentir bien, j’ai besoin d’agir à mon niveau dans ma petite sphère amico-familiale . Malheureusement même à ce niveau là je suis spoliée par ceux , mème proches, qui pensent peut être comme moi ,mais se refusent ( en tout cas encore pour l’instant )d’agir de façon responsable.
    Mais je veux continuer à être un colibri , je fais ma petite part . J’essaie , comme disait je ne sais plus quel scientifique) d’arriver dans le mur, ou l’iceberg , à 5km/h plutôt qu’à 50.
    Je suis sidérée par l’inaction politique et j’applaudis des deux mains les initiatives des jeunes. Puisse le temps leur garder cette fougue et cette envie de changer le monde et ne pas les engluer dans un ronronnement peut être rassurant sur l’instant mais tellement néfaste à long terme.
    Alors oui je suis au courant, oui ça me déprime mais je refuse de me laisser abattre. Je continue ma mission de colibri et de licorne , j’agis dans mon coin et je veux encore croire qu’un sursaut positif est possible pour toute la collectivité . Je m’accroche à cette pensée positive !

  11. Emilie dit :

    De mon côté, la prise de conscience de ce qu’il est en train de se passer m’oblige à sortir de ma coquille, à arrêter de faire les choses dans mon coin, et maintenant de les revendiquer. Par contre c’est dur, et parfois je me remet bien au chaud dans ma coquille, pour reprendre un peu de force.
    Si tu le ressens, isole toi de tout ce pessimisme, c’est que tu en as besoin.

  12. Gaelle dit :

    Coucou, je me questionne beaucoup en ce moment surtout depuis dimanche ou je suis encore passée pour la barjo avec son minimalisme zéro déchet écologie…. je n’ai qu’une seule envie depuis rester seule loin de tout et de tout le monde ! Heureusement quelques pages instagram que je suis me remonte le moral et me motive à rester une licorne/colibri 😊 merci d’être là je me sens bien moins seule

  13. Yaya dit :

    Bonjour, j’ai beaucoup aimé votre article, qui me décomplexe face à l’angoisse que je peux ressentir et mon repli face aux petits gestes quotidiens que je développe et que j’essaie de faire développer dans mon entourage. J’essaie de profiter du quotidien au maximum. Mais j’ai du mal à penser au futur de mes enfants. Alors je les élève en essayant de leur apprendre qu’un autre monde est possible. Un monde où on fait pousser ses légumes ou on les achète chez le voisin maraîcher, un monde sans supermarché, un monde ou on échange ses jouets avec ses copains plutôt que d’en acheter, où le plaisir de passer du temps ensemble est plus important que des achats matériels, où produire un déchet n’est pas sans conséquence… bref, pas grand chose finalement mais ils ont déjà conscience de pas mal de choses à 7 et 4 ans et ça, ça me donne de l’espoir!

  14. Anne-Sophie dit :

    Bonjour Marie,
    C’est la première fois que je lis tous les commentaires mis sous un post! Et même que je vais jusqu’à partager mon sentiment !! Un bel exploit pour ta journée Marie 😂. Les partages de chacune sur (il est intéressant de constater que les réactions sont féminines… ) sont riches, et écrit avec beaucoup de respect et peu de violence. Je trouve ça très chouette. J’ai envie de rebondir sur un ou deux sujets. Chacun fait ses choix et sélections d’informations au gré de sa force intérieure, et c’est une belle nouvelle qu’on reprenne en main le flux d’informations qui nous canarde, qu’on retrouve notre capacité critique. Dans le message de Pablo Servigne, ce qui m’a permis d’accueillir son message , c’est son explication des phases classiques par lesquelles un individu passe face à ces informations de collapsologie. C’est très proche de la courbe de deuil finalement. Il faut avoir encaissé, digéré, accepté, être allé au fond du trou pour pouvoir rebondir. Chacun selon sa sensibilité : militant engagé au sein du système, et acteurs locaux colibris et licornes. On a besoin de tout le monde. Et on fait ce qu’on peut, chacun à son niveau. Et c’e Déjà très bien !! Nos vies de femmes (je ne peux pas parler pour les hommes !!) sont par essence cycliques et faisant des vagues. Avec ou sans collapso, nous devons l’accepter et apprendre à vivre en surfant ! 😉
    Merci à toutes et belle journée soleil et tempête

    • Marie dit :

      Merci d’avoir pris le temps de répondre alors, je suis touchée!
      Et je partage ton opinion!
      Je me rends compte maintenant, grâce à toutes les réponses (et j’ai beaucoup de gratitude pour ça, ça me fait avancer), que finalement, je ne voyais que le côté noir de la collapsologie, le côté véhiculé par les médias car ça fait le buzz, le côté négatif, mais que je n’avais pas la vision globale de la courbe du deuil effectivement, et c’est ce qui manque cruellement je trouve dans la transmission au grand public.
      C’est hyper enrichissant pour moi tout ça!

  15. magali oberkugler dit :

    Coucou, merci pour ce post qui résonne en moi ! Alors je suis comme toi, je lis les mêmes choses que toi et j’avoue que cela m’a atteinte juste avant les vacances de février !! je ne voulais même plus faire du ski alpin pour cause écologique et puis j’ai lâché…….je n’ai pas enlevé cette joie à mes enfants….
    mais je sens que j’avance doucement dans un militantisme plus poussé que ma simple personne et mon entourage proche, déjà je signe toutes les pétitions du monde entier !! je fais la grève le 15 mars avec mes enfants pour qu’ils soient heureux de voir que plein de gens sont comme nous (il n’a pas été simple de faire passer nos messages quand les parents des copains surconsomment et que les enfants surlookés sont les « populaires » du collège 🙂 ) et surtout que leurs parents se sont bougés pour eux ! dans cette manif, on parle bien de risque de fin du monde mais au moins on est entourés de plein de jeunesse et ça fait du bien, je crois que je vais finir au conseil municipal de bordeaux pour prôner l’écologie !! non en vrai je n’ai hélas pas le temps !!!

  16. Justine dit :

    Dire que la collapsologie ne t’es pas utile c’est à la fois compréhensible et incorrect. Imagine un monde où l’on dirait que l’on a pas besoin de la géographie, de la sociologie ou de la linguistique. Ce serait absurde.

    Il est vrai que dans notre quotidien nous n’avons pas besoin de connaitre les sciences du langage pour nous exprimer dans notre langue maternelle, ni d’être docteur.e en sociologie pour se faire des ami.e.s, et heureusement. Cependant, comme toutes sciences, le rôle de la collapsologie, est d’étudier (de prévenir) les mécanismes qui entrainent la fin d’une civilisation (la notre – thermo industrielle, mais la collapsologie des mayas a aussi était étudié… trop tard pour eux malheureusement).

    Une science n’a pas pour vocation a rendre le monde meilleur, même si parfois, c’est le cas (vaccin contre la rage). Parfois elle apporte suffisamment de connaissance pour avoir des répercussions énorme sur notre vision du monde (la terre est ronde), d’autres fois son application sert à tuer ou faire du mal (bombe nucléaire).

    Rejeter la collapsologie pour ce qu’elle est (une science) n’a pas de sens. Je pense que tu rejettes plutôt ce que les gens en font. Ce qui a donc du sens par contre, c’est l’application de cette science pour développer des villages autonomes et résilient, des systèmes de production d’énergie alternatif etc…. Car sans compréhension on ne peut pas anticiper l’adaptation nécessaire dans nos sociétés.

    • Marie dit :

      Je crois que je vois ce que tu veux dire et je pense que finalement tu as raison.
      Grâce à tous les commentaires ici et sur Facebook, ça a affiné ma pensée.
      Je pense effectivement qu’on a besoin de cette information.
      Et je ne sais pas si j’ai été assez claire ou non, mais je ne rejette pas la collapsologie.
      Je dis juste que personnellement (et mon cas est un peu spécial car je baigne dedans du matin au soir), c’est l’excès de tout ça qui m’a paralysée.
      Bien sûr que si je n’avais pas eu les informations, je ne ferais pas tout ce que je fais actuellement.
      Il me les fallait ces infos, c’est évident.
      Mais du coup, je ne reproche rien à la collapsologie, elle fait son job de science et d’information, par contre je me remets en question MOI sur ma perméabilité, et sur l’influence de tout ça sur moi et sur mon action.

  17. Anaelle dit :

    Il m’arrive un truc similaire en ce moment, depuis que j’ai découvert le mouvement Deep Green Resistance.

    J’en suis à me demander si ce que je fais en tant que blogueuse écolo n’encourage pas le système qui me dérange, plutôt que de le remettre en cause.

    Et comme toi ça me paralyse un peu, je ne sais pas trop où j’en suis. Je lis très peu de choses sur l’effondrement car j’ai peur d’être submergée par l’angoisse et le désespoir. D’un autre côté j’ai l’impression que je me voile la face, que je me contredis, que je ne vais pas au bout des choses…

    Bref, ça m’a fait du bien de lire tes mots. Merci.

  18. Flo dit :

    Coucou Marie,
    J’ai travaillé dans l’environnement et toutes ces questions que tu te poses m’ont petit à petit déprimées moi aussi. C’était un tout car le boulo était aussi très énergivore, et au niveau perso difficile aussi, bref j’étais au bord de la dépression et désormais je ne veux plus travailler directement dans ce domaine… Je voyais tous les jours les revers de la médaille, des gens avec qui je travaillais (pas tous heureusement) qui s’en foutaient et m’avaient étiqueté « l’écolo », les politiques locaux qui faisaient du green washing avec nos actions mais qui continuaient à mettre en place des choses en contradiction totale avec la protection de l’environnement… Bon ça évolue petit à petit, mais je crois que je n’avais plus envie de voir tout ça et de parler de tout ça tous les jours…
    Aujourd’hui je continue au quotidien à faire mon colibris et je dirais que j’ai même plus d’énergie pour le faire. Bref tout ça pour dire que ce n’est pas facile de porter un message (qui part d’un constat assez déprimant) et de voir que les choses bougent bien trop lentement alors qu’on a envie de crier que c’est l’urgence !
    Ce à quoi je me rattache, qui m’apporte joie et bien-être et qui survivra je pense à l’effondrement, c’est La Nature ! Regarder la vie dans mon jardin, mes lézards, mes crapauds, ma chouette, mon rouge-gorge, mes abeilles (mes p’tits animaux sauvages de compagnie ;-), aller me promener en forêt, me baigner dans la rivière,… Revenir à des choses plus terre à terre. Et c’est ce que tu fais, c’est du concret ! Aller vers plus d’autonomie et boycotter le système 😉
    Merci et belle journée ^o^

  19. Marie dit :

    Bonjour Marie
    J’ai découvert la colapsologie il y a peu de temps. Ça m’a totalement déprimé mais en même temps j’ai l’impression De mettre réveillée d’un long sommeil
    Il faut une période d’acceptation parce que même si mon intuition me disait que ça pouvait arriver je n’etait Pas prête à l’accepter.
    Je me dis que en être conscient ne peut que mieux nous préparer à affronter les difficultés. Je relativise tellement plus sur plein de choses.j’emmerde moins mes enfants sur des bêtises et essaie de leur faire comprendre ce qui est important.
    Ça m’aide à garder le cap
    Bonne journée
    Marie claire

  20. Charlotte Dorn dit :

    Bonjour Marie,
    On ne se connaît pas mais ton témoignage m’a touchée. Je l’ai lu parce que chez moi, c’est moi qui n’ai plus le droit de prononcer ce mot d’effondrement: je crois que j’ai épuisé nerveusement mon mari et mes fils avec mes angoisses… Mais depuis l’énorme choc de cette découverte, j’ai aussi un peu avancé. Je voudrais te dire que la paralysie ne peut être à mon avis que passagère. C’est une des étapes, sans doute, surtout pour des gens qui font déjà plein de choses, parce qu’alors, on est tenté de se dire -Je l’ai été et le suis encore régulièrement- qu’en fait tout ça ne suffira jamais. Une pensée mortifère.
    Mais je trouve que tu as analysé de bonnes pistes pour t’en protéger et avancer: savoir te tenir à distance des infos quand elles t’accablent. Ça ne veut pas dire mettre la tête sous le sable. Bien que passionnée par la connaissance et avide de toutes les infos pouvant m’aider à comprendre le monde et son eff… je sais mieux mesurer aujourd’hui à quelle dose je peux ingurgiter de nouvelles alertes… mais aussi profiter des réseaux pour ouvrir des pistes de réflexions incroyables, notamment dans les podcasts qu’on t’a déjà cités au-dessus, comme « Présages ». Avec des pauses salvatrices. Dans mes lectures aussi. J’ai fait l’expérience récemment d’une semaine à la montagne sans me connecter à un réseau social et sans lire la presse ou écouter la radio (moi non plus je ne regarde pas la télé): ça a reboosté ma confiance, ça m’a fait un bien fou, une cure de connection avec la nature justement. Et je précise que je suis journaliste, donc je n’ai évidemment rien contre le fait de s’informer en soi, ça a plus à voir avec les émotions liées aux infos, qui me submergent. Si le baromètre se stabilise, je peux mieux les absorber.
    Tu proposes une autre piste, ultra-précieuse: cultiver la joie! J’ai fait le même cheminement. Je suis tellement positive et enthousiaste au naturel que je me suis longtemps décrite comme « désespérément optimiste », avec une confiance en la vie que j’ai toujours chérie comme une chance. Sauf qu’avec ma p-crise de conscience, je ne me suis plus reconnue, tout mon éco-système a été perturbé. J’ai dû apprendre à devenir pessimiste. Ou en tout cas faire une place à ce truc impensable à l’intérieur de moi, et contre lequel tout mon volontarisme ne pouvait rien. C’est loin d’être fini. Mais je suis sûre que j’en ressortirai avec une forme de sagesse, une part d’acceptation et d’humilité. Et comme pour faire écho à ton besoin de cultiver la joie, j’ai mis en place en janvier cette année le fameux bocal où tu écris chaque semaine un petit papier avec un moment de joie qui a éclairé ta semaine, pour les relire à la fin de l’année (ou quand tu veux d’ailleurs). C’est juste une des mille façons d’essayer d’accorder un peu plus d’importance au présent, à tout ce qui est merveilleux autour de soi, à tout ce qui compte vraiment. Tu vois, la licorne n’est jamais très loin… Arc en ciel scintillant!

  21. Elodie dit :

    Bonjour Marie,
    Comme toi, pas de télé depuis plus de 10 ans, je connais la collapsologie et je suis parfois une véritable éponge… Quelques fois mal essorée 😕
    Je pars du principe que je fais ce que je peux et j’apprends à mes enfants les bases du licornisme : éviter la consommation a outrance, manger sainement (autant que possible!) Et surtout respecter les autres et leurs avis parfois divergents!

  22. Cécile G dit :

    Bonjour Marie,
    merci d’avoir créer ce blog que j’adore lire! Tout comme j’ai aimé lire ton livre et ton blog précédent d’ailleurs 🙂
    Je te remercie d’avoir fait cet article. Moi je veux sauver la planète depuis que je suis petite…. J’ai voulu faire un métier dans l’écologie, mais 9 ans d’études ça m’a stoppé. Et puis j’ai eu peur, étant déjà du genre pessimiste, qu’en travaillant dans ce milieu je perde tout espoir. Alors j’ai décidé de faire un max d’efforts dans mon quotidien et je me suis tourné vers un autre boulot. Aujourd’hui j’ai encore beaucoup de chemin a faire, mais je suis quand même assez contente de tout ce que j’ai mis en place dans ma vie. Moi aussi je me sens sans étiquette, ni éxtremiste, ni a faire que quelques trucs pour avoir bonne conscience. Et du coup je me sens souvent seule si je peux dire, mais j’y suis presque habituée malheureusement, alors je continue quand meme. Je ne regarde plus les infos, je ne peux plus moi non plus. Je m’informe par internet en lisant, en regardant certaines vidéos. Je crois que ce qui me sauve le moral si je peux dire c’est l’ espoir, meme faible souvent, qui est toujours présent au fond de moi. Quand je vois certains changements dans la société, je me dis qu’il peut y avoir un virage a 360°, que c’est possible. J’espere juste qu’il se fera un jour, et avant la fin….
    Courage, tout est possible 😉

  23. Audrey dit :

    Bonjour !
    Je n’ai pas lu tous les commentaires alors j’espère ne pas redire quelques chose qui a déjà été dit…
    Je pense que le livre de Pablo Servigne  » Une autre fin du monde est possible » pourrait te faire avoir un regard différent sur les choses, il parle justement des différentes réactions possible face à l’effondrement…
    Une image aussi que je trouve très intéressante : https://lalternativehome.files.wordpress.com/2019/02/collapsologie-courbe-de-deuil-v3-0-large.jpg?w=1446 (je ne savais pas comment te la montrer autrement qu’avec le lien ^^)

    – Est-ce que vous vous sentez également impactés par tout ce que je vous raconte ?
    Bien sur, je suis impacté, mais je préfère 1000 fois être au courant de ce qui s’annonce afin de m’y préparer au mieux et de faire mon possible pour que cet effondrement arrive le plus tard possible et le plus en douceur possible. Après, la terre ne va pas se rechauffer à 70° du jour au lendemain, je veux dire par la qu’il ne s’agit pas d’une apocalypse brutale ou tout être humain sera décimé. L’effondrement c’est surtout pénurie de pétrole et tout ce qui s’en suit. Mais l’humain na pas BESOIN de pétrole pour vivre ! On s’en sortira autrement. Moi je pense que je suis une inadaptée de cette société. Je me suis toujours débrouillé mais j’ai toujours ressenti un profond mal être vis a vis de tout ce qui constitue notre civilisation actuelle, alors franchement, aussi dure que ça pourra être je suis sure que ce serai un mal pour un bien…

    – Comment vivez-vous ce pessimisme ambiant ?
    Honnêtement le plus dure pour moi est d’être entouré de gens qui ne sont pas au courant, qui refusent de l’etre, qui sont dans le déni total, ça , ça me rend dingue. A un moment, il faut être réaliste, on va dans le mur c’est comme ça, il n’y a pas a être triste ou content, il y a simplement a agir du mieux qu’on peut avec les connaissance qu’on a…

    – Est-ce que vous avez mis en place des choses qui vous aident à garder le cap ? Est-ce que vous voulez bien les partager ?
    Ce que mon mari et moi on met en place n’est peut être pas donné à tous le monde, mais je pense qu’il y a des tonnes de choses à mettre en place a sa propre échelle en creusant bien. Nous on déménage au cours de l’année pour une ferme dans le Gers avec 7,8 , du bois, une source et mise en place de permaculture. On a vraiment hâte et mon réconfort de tous les jours c’est de me dire que bientôt on sera dans notre nouveau chez nous, et qu’on pourra enfin mettre en place tout ce qu’on doit mettre en place pour vivre en autonomie tout en respectant la nature. On fera également des formations a ceux qui voudront apprendre à vivre comme nous quand on sera bien installé 🙂

  24. Florence dit :

    Bonjour Marie,
    Je viens de découvrir ton blog et je me réjouis de pouvoir à présent te suivre. En ce qui me concerne, cela fait plusieurs années que je vis avec un homme qui est passé par toutes les courbes du deuil de la collapsologie (https://www.presages.fr/blog/2018/1/4/3-bla-bla) jusqu’à l’acception aujourd’hui. Il a essayé de mettre en place doucement des changements à la maison et il faut bien reconnaître que nous n’avons pas toujours été réceptifs. Néanmoins, à force de discussions et sans jamais rien imposer, les choses ont commencé à bouger. Au point qu’après 13 ans de vie commune, je suis moi-même arrivée à une réelle prise de conscience des enjeux climatiques. Celle-ci est arrivée peu après la naissance de notre troisième enfant en avril 2018. Je me suis alors posée beaucoup de questions sur la réaction à avoir et surtout sur notre responsabilité vis-à-vis de nos enfants. Comme je suis de nature profondément positive, j’ai décidé d’accepter, de poser des actes et de préparer mes enfants en douceur aux changements à venir. Moi non plus je n’aime pas entendre parler d’effondrement. D’autant que cela fait souvent penser que les choses arriveront en une fois, comme un énorme choc brutal, alors qu’elles arrivent en réalité progressivement. Et c’est bien ça le côté insidieux de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Etre dans l’action, c’est à la fois accepter et ne pas renoncer. C’est révélateur de l’énorme souffle de vie qui nous habite et de l’instinct de survie propre à toute espèce. En ce qui me concerne, je préfère envisager les choses de cette manière. Nous avons décidé cette année en famille de participer au défi « rien de neuf ». Si le coeur t’en dis, n’hésite pas à nous suivre sur notre blog. Nous y partageons nos avancées quotidiennes et tu pourras également y lire mon dernier article consacré justement à ma réflexion en tant que parents sur les effondrements à venir. http://www.riendneuf.be

  25. Gabrielle dit :

    Bonjour Marie,
    Je suis passée par ce stade également. (Et n’en suis pas encore complètement sortie d’ailleurs.)
    Il y a eu déjà pleins de choses de dites dans les commentaires alors je vais essayer de ne pas faire doublon.
    Je tiens quand même à mentionner le dernier livre de Pablo Sevigne « Une autre fin du monde est possible… » car il aborde justement les problèmes dont tu parles et l’importance de prendre en compte tous ces aspects psychologiques (voire spirituel) pour être en mesure d’apporter collectivement une réponse à la hauteur des enjeux.
    La deuxième chose c’edt Que j’ai décidé de passer à la vitesse supérieure et de ne plus me contenter de mes actions personnelles (et familiales) mais de passer au niveau de l’action collective. J’ai décidé que je vais donc tout mettre en œuvre pour que ma ville (ou a défaut mon quartier ou même ma rue) rejoigne le mouvement des villes en transition. J’ai lu Le guide essentiel de la transition :
    https://transitionnetwork.org/wp-content/uploads/2017/02/The-Essential-Guide-to-Doing-Transition.-Le-Guide-Essentiel-de-la-Transition..compressed.pdf
    Et je suis persuadée que c’est une partie de la solution. En plus c’est un mouvement optimiste, ou la notion de joie, de collectivité, de solidarité et de résilience sont extrêmement importante. Impossible donc de rester seule à déprimer dans son coin quand on est agacée dans un tel mouvement.
    Effectivement, nous ne sauverons pas le monde avec notre lessive, c’est un beau premier pas mais nous ne pourrons pas faire l’impasse d’une action collective et locale. J’en suis désormais convaincue.
    Gabrielle

  26. myriam dit :

    coucou ! Je suis entièrement d’accord avec absolument TOUT ce que tu as dit. mais un petit bémol : même si ça me déprime et que pour l’instant, je n’y pense pas vraiment, il me semble qu’il faut garder en tête que dans quelques années, on risque de devoir se débrouiller dans un monde chaotique où les règles ne seront plus les mêmes qu’aujourd’hui… Il va falloir apprendre à faire beaucoup de choses par soi-même et être le plus indépendant possible car notre petit confort risque de voler en éclat avec une crise généralisée… Et ça, il faut le prévoir… Je réfléchis par exemple à habiter en communauté afin d’être le plus autonome possible (alimentation, énergie, construction,…). Et je sais que je ne pousserai pas mon fils à faire des études poussées car il n’en aura certainement pas besoin… Bref, je pense qu’il faut quand même garder en tête que le monde va changer et qu’il faut s’y préparer !! Sur ce !! Bonne journée 😉 et bisous

  27. Irène dit :

    Ton article est vraiment intéressant à lire dans une période de grand enthousiasme pour la collapsologie. De mon côté j’ai aussi le sentiment que ça ne va rien m’apprendre de plus… Mais j’ai davantage d’espoir dans l’action collective et politique par contre (« politique » ne veut pas dire s’adresser au gouvernement d’ailleurs !). J’ai écrit un article sur mon blog sur ma vision de la consommation éthique et ses limites.. même si à titre perso je fais des efforts malgré tout

  28. Emma dit :

    Hello,

    Qu’est-ce qu’il fait du bien cet article !
    Moi aussi j’ai eu un passage à gris la semaine dernière et j’ai eu beaucoup de réflexion commune avec ce que tu as écrit.
    Aussi, je me refuse de porter le poids de 250 ans de révolution industrielle + tout le poids de la mondialisation capitaliste actuelle (parce que : ça fait beaucoup haha). En faisant le mieux possible la majorité du temps et en sensibilisant positivement j’estime que c’est déjà apporter une belle brique à l’édifice. Nous n’héritons pas d’une mission de super-héros à partir du moment où nous devenons sensibilisés à l’écologie.
    Et j’essaye de plus en plus de profiter de ma vie tout en soutenant lune transition écologique. Je crois que certains appellent cela l’écologie humaine, mais je ne connais pas encore très bien le terme donc je peux me tromper.

    Ton blog est rafraîchissant et je suis très heureuse de l’avoir rencontré,

    Emma

  29. Lou dit :

    Salut !
    Je ne laisse JAMAIS de commentaire sur les blogs, mais cet article m’a intéressé car j’étais/je suis aussi impactée par ce sujet. Je ne comprenais pas très bien non plus l’utilité de faire peur voir de terroriser les gens pour les rallier à une vie plus écologique …. La colapsologie m’angoisse on va pas se le cacher,, par exemple je tend l’oreille plus souvent pour savoir si j’entend assez d’oiseaux à mon goût , et si je n’en entend pas je panique, mais est-ce que je m’y serais plus intéressée que ça si je n’avais pas vu/lu toute ces choses angoissantes. En fait ce qui fait la différence, c’est que, il s’agissait déjà de sujets qui m’intéressaient, au niveau de la nourriture par exemple … Mais avant c’était comme une option dans ma tête, entre du bio et du pas bio, des fois je me disais « rho ça va c’est pas si grave », maintenant j’ai beaucoup plus conscience de ce que je fais, et je me rend compte que pour quelqu’un qui faisait pourtant un peu attention … j’étais en fait très loin du compte au niveau de l’emprunte que je laisse… En fait la colapsologie ou du moins la façon un peu dure de parler de l’écologie en ce moment m’a ramené cette responsabilité au premier plan alors qu’elle était avant au … 3ème plan peut-être. A entendre mes proches je me suis surement un peu « radicalisée » car j’ai pris conscience de l’urgence, mais en attendant je vois que petit à petit et malgré les nombreuses critiques qu’ils peuvent me faire, mon père achète plus de bio, ma tante utilise moins de plastique, et ma pote qui achetait des boîtes de 30 oeufs élevés en cage en est maintenant dégoûtée et n’achète plus que des oeufs bio … Et avant cette impression d’urgence je n’aurais jamais osé je crois partager autant mes idées sur un sujet … En fait je pense que la colapsologie et le genre de personnes comme toi sont en fait très complémentaires. L’un ne va pas s’en l’autre, sans les colapsologues les « écolos » sont vus comme des bobo écolos et bisounours, … Sans les gens qui abordent le sujet avec plus de légèreté les « écolos » sont vus comme des dictateurs déprimés et alarmistes. Bref je n’arrive pas à dire les choses de manière simple et concises mais même si comme toi je n’aime pas la façon d’aborder l’écologie par les colapsologues, je crois qu’elle est cependant essentielle pour que le plus grand nombre de personnes commencent à lire des blogs comme le tien, qui ne leur donne pas des chiffres de la catastrophe mais des clés et des solutions pour se responsabiliser et pourquoi pas éviter … un grand nombre de catastrophes?

  30. Epaysan dit :

    Salut 🙂

    Pour ma part, la collapsologie m’a renvoyé au réel, au concret. La société actuelle nous a complètement déconnectée des réalités de la vie, nous vivons dans un monde d’exubérance ou il faut jouir de tout dans l’instant. Sauf que ça n’est possible que par le pétrole pas cher et au détriment de la biodiversité, du climat et de la nature en général. Bref le changement se fera de toutes manières, que ce soit voulu ou subit.
    Je t’invite à regarder ce croquis qui est très intéressant : http://alternatives.blog.lemonde.fr/files/2018/10/0_QgCkvNEN1eGIamFI.jpeg
    il permet de savoir où tu en es dans la réflexion/acceptation parce que dis toi bien que tu es loin d’être la seule dans ce cas, j’ai moi même découvert tout cela voilà 11 ans maintenant, et je suis réellement passé par tous les stades décrits dans le dessin même si je ne parlerais pas de dépression pour moi mais de déprime. Ensuite, on accepte la chose et on peut repartir de l’avant 😉
    Car dis toi bien une chose, il vaut mieux passer sa phase de déprime maintenant que pendant la première secousse de l’effondrement, car tu n’auras pas le loisir de déprimer, il faudra agir …
    La seule difficulté après l’acceptation, c’est de savoir quoi faire ensuite … J’ai tenté de continuer à vivre comme avant mais c’était impossible, faire mon petit boulot d’ingénieur web alors que je vois le mur se rapprocher, ça m’étais impossible … (J’y ai cru un temps …). Alors démission, vente de mon appart et achat d’une maison à la campagne, puis permaculture, des poules, jamais je n’aurais cru faire ça un jour. Et ben avec le recul, c’est la meilleure décision de ma vie, la famille est heureuse, je ne donne plus ma force de travail à une grosse multinationale, certes un autre m’a remplacé, mais je suis en accord avec moi-même, je ne contribue plus à la destruction …
    Attention, je ne te conseille rien du tout, je te fais juste part de mon parcours, je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs, c’est ça la magie du net 😉

  31. Anaïs Faure dit :

    Bon j’ai clairement 4 mois de retard pour la lecture de cet article mais je viens de découvrir ton blog et il me fait un BIEN FOU. Mon conjoint, avec 2 copains à lui, ont commencé à parler énormément de collapsologie pendant ma 2eme grossesse (j’ai accouché en mars) et je ne voulais clairement pas en entendre parler à ce moment où je portais la vie.. Mais ça me trottait dans la tête, comme une sourde angoisse et j au commencé à lire des choses ce mois ci.. Et comment dire, la phase de déprime qui s en est suivie (et dans laquelle je baigne encore) a été terrible! Difficile de profiter de mes 2 petits garçons car j ai tellement peur pour eux. Quand mon ainé me dit « Tu sais , quand je serai grand… » mes yeux se mouillent instantanément car je crains qu il ne puisse pas devenir grand dans de bonnes conditions.. alors je fais comme toi: agir comme je le peux pour consommer moins et mieux, pour vivre de façon plus responsable, mais je ne veux plus me renseigner à outrance sur ces sujets qui m angoissent terriblement et du coup me paralysent et m empêchent d avancer et d espérer ! Merci d avoir mis des mots sur mon ressenti!

  32. Nicolas dit :

    La collapsologie m’a permis de me confronter au réel et, paradoxalement de toucher la matière dont on est fait. J’ai eu mal, comme vous, j’ai déprimé – et cela m’arrive encore parfois. Mais j’ai digéré, j’ai fait le deuil du monde actuel. Quand la matière se délite autour de nous, on peut se retourner vers quelque chose de spirituel et humain, un retour vers nous (soi-même et nos relations aux autres). Au cœur, il y a l’amour. Et quel beau moteur pour l’action !
    En fait, je ne vous propose pas de vous faire mal en écoutant jour après jour les nouvelles du collapsus ! Mais la connaissance de cette information vous a sans doute permis de passer à l’étape suivante, l’action !

  33. Leonie dit :

    Bonjour. J’ai moins de 40 ans. Bel article qui colle à mon humeur du moment. Nous vivons à la campagne et avant de découvrir la collapsologie nous étions déjà dans une réflexion équivalente sur l’évolution de notre société, son effondrement proche et l’inéluctabilité de la chose. Nous avons 3 enfants de moins de 10 ans, et la découverte de la collapsologie n’a fait que confirmer à coup de chiffres nos convictions. Nous mettons en place des système d pour devenir auto suffisant, ne plus avoir besoin du système quand tout ça partira en fumée. Je ne sais pas si on sera prêt, mais on s’y prépare. On constitue des réserves, on fait notre potager, on essaye d’inculquer des valeurs à nos enfants, tout en ne tombant pas dans des discours effrayants à ce sujet, et tout en laissant nos enfants goûter au système actuel. Il faut qu’ils grandissent en ayant ces 2 visions du monde. Je n’ai pas peur pour la planête, elle tournera encore pendant des millénaires, mais j’ai peur pour l’espèce humaine, et bien sûr par moment une extrème angoisse pour mes enfants. Mais dans l’ensemble, en se préparant comme on peut, en ne fermant pas les yeux, en réfléchissant à des alternatives, je me dis qu’il y à un peu d’espoir, pour nous, à notre petit niveau, pour s’adapter au monde de demain. Alors oui, je profites encore de ce que nous offre ce monde matériel, mais dans le même temps j’ai conscience que ça ne durera pas, et que l’homme à fait trop de dégats pour ne pas être puni en retour. Il faut juste prendre conscience que la fin de ce monde, de ce sytème c’est pour très bientôt, sans doute de notre vivant, et qu’il va falloir faire face, chacun à notre niveau. Et le plus important, se rapprocher de notre humanité, même si mon côté fataliste me souffle que l’Homme face à la déferlente qui s’annonce risque, au moins de moitié, développer ses instincts les plus vils et son égoïsme destructeur. Il ne faut pas se leurrer là dessus, il n’y aura pas que des communautés pacifiques ouvertes à l’entraide, il y aura aussi des carnages et des déviances…. En attendant, vivre et profiter au jour le jour de ce que l’on a actuellement, tout en mettant en place des stratégies différentes pour apréhender l’avenir, mais ne pas se laisser bouffer par cet effondrement qui s’annonce, ne pas s’enfermer dans un catastrophisme paralysant, ne pas se soustraire au monde par protection. Juste être conscient que nous allons devoir tout réinventer quand tout va tomber, et qu’en attendant profitons des derniers moments du monde tel que nous l’avons connu. Après tout, l’espoir peut se cacher n’importe où. Tant qu’on avance les yeux grands ouverts en ayant conscience qu’on ne peut plus faire machine arrière, on apprend à faire face. Le tout c’est de ne pas fermer les yeux. Ce ne sera ni simple ni idylique, mais face à l’adversité il faut garder espoir, et avancer, toujours.

  34. Jérémy Capelle dit :

    Bonjour,
    Je suis un peu dans la même situation. J’ai lu, regarder, écouter pas mal de choses et il faut du temps pour accepter l’idée et se mettre en mouvement. Ça m’a pris presque un an.
    Mais je crois que se renseigner et recouper les infos (en prenant soin de faire le tri) est nécessaire pour faire des choix éclairés.
    Je pense que pour garder un équilibre il ne faut pas être extrémiste. Même si la situation semble l’être.
    Ca m’arrive aussi de me faire ma petite théorie sur le futur. Sur comment ça sera.
    J’ai le sentiment que ce sujet est entrain de polariser le monde à vitesse grand V.
    Comme si l’humanité été écartelée entre deux direction opposées. Alors je me dis qu’il va y avoir un equilibre qui va se créer.
    Les bouddhistes appellent ça la voie du milieu.
    Ca fait 5 ans que j’avance avec cette idée de « fin du monde ». Et je crois que le défi est de trouver l’équilibre entre soi et les autres. Ne pas tomber dans une posture égoïste ni dans une posture sacrificielle. Partager entre l’amour de soi et l’amour des autres.
    Je ne dis pas que ça se fera dans la joie. Je pense qu’il y aura de la souffrance mais qu’à un certain moment une majorité prendra conscience du désastre.
    Pour les petits gestes, je pense que c’est nécessaire mais ça paraît être une microparticule plastique dans l’océan. Et puis le problème est tellement vaste que j’ai l’impression que les efforts des uns sont annuler par l’inconscience des autres.
    Merci pour cette article.

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