Journée mondiale de l’hygiène menstruelle: quand les femmes sont empoisonnées en toute conscience

Aujourd’hui, c’est la Journée Mondiale de l’hygiène menstruelle. Kesseussé?

Comme l’explique notre ami Wiki: « Elle vise à briser les tabous et à sensibiliser à l’importance d’une bonne hygiène menstruelle chez les femmes et en particulier les adolescentes à travers le monde. » 

J’ai voulu me saisir de l’occasion pour parler des règles en mode zéro déchet / achats responsables / Licornie, mais je peux vous dire que je ne m’attendais pas du tout à ce que j’allais trouver en farfouillant pour écrire cet article… 

Que je vous décrive un peu le contexte de cet article.

Il y a environ 2 mois, Sokona, la gérante de la marque So’Cup, m’a contactée.
Elle lançait une gamme de culottes menstruelles sur son site, et me proposait de les tester.
Je connaissais Sokona depuis plusieurs années car je l’avais côtoyée sur des groupes d’entrepreneurs et j’avais déjà eu l’occasion de tester sa cup.
Je savais qu’elle était une personne très engagée et très exigeante sur ses produits : ne contenant ni agents blanchissants, ni phtalates (ce sont des perturbateurs endocriniens) pour les cups, coton biologique certifié OEKO-TEX et GOTS + garniture majoritairement composée de viscose de bambou pour les culottes, le tout fabriqué en France : j’ai dit oui !

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Sokona m’a spontanément proposé un article sponsorisé si le test des culottes était concluant : c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup (ne me remerciez pas pour la chanson dans la tête !) Enfin une marque qui respecte le travail des blogueuses, c’est tellement agréable !
J’ai donc testé ces culottes sur 2 cycles, le  modèle jour (flux légers à abondants) et le modèle nuit (flux très abondants).
En toute franchise, je n’en avais jamais essayé d’autres, donc je n’ai pas de comparaison.
Par contre, ce que je peux vous dire, c’est : MAIS QUEL CONFORT !!!
Je les ai testées les 2 fois dans des conditions extrêmes : sur une journée de voyage dans un car longue distance, en journée de vadrouille à Paris, en conférence en Haute-Savoie, etc…
Je n’étais pas confiante au début, je l’avoue, mais j’ai tout simplement été bluffée, surtout par le modèle nuit (c’est que je lui faisais pas des masses confiance au début !) Je me dis qu’elles seraient juste parfaites pour des ado, justement.

L’histoire pourrait s’arrêter là, mais j’ai expliqué à Sokona que malgré tout le bien que je pensais d’elle et de sa marque, je ne me voyais pas faire un article : « J’ai testé les culottes menstruelles So’Cup, point barre. »
Vous me connaissez, ce n’est pas trop mon genre, je n’étais pas à l’aise avec ça.

Sokona m’a alors répondu : « Fais ce que tu veux, tu as carte blanche »
(Je vous ai dit que je l’aimais ?)

Au hasard de mes pérégrinations sur internet, j’ai découvert que le 28 mai était la Journée Mondiale de l’hygiène menstruelle.
C’est une journée qui a pour but de diffuser de l’information sur tout ce qui concerne les règles.
Je me suis dit que j’allais me saisir de l’occasion.

Du coup, j’ai voulu faire un petit tour de la question.

Où en est-on, en 2019, au sujet des protections périodiques ?
Bien sûr, comme beaucoup d’entre nous, je savais que les tampons et les serviettes jetables étaient un vrai fléau pour notre santé, mais comme ça commence à faire quelques années qu’on en parle, je me disais que les choses avaient évolué.

Comment dire…
Plus je lisais sur le sujet, et plus j’étais catastrophée.

 

aucune obligation pour les marques d’indiquer la composition de leurs produits

J’ai découvert un truc de malade, c’est qu’en fait, il n’y a aucune obligation pour les marques qui produisent ces protections d’afficher la composition de leurs produits. Il n’y a pas de réglementation.
C’est la fête du slip, sans mauvais jeu de mot.
Il y en a donc à peu près la moitié qui l’indiquent, et l’autre non. Apparemment, les pires sont les marques distributeur (les marques des grandes surfaces), qui ne répondent même pas aux demandes à ce sujet.
Même s’ils mettent dedans des substances parfumantes qui sont pourtant listées dans le règlement européen sur les cosmétiques comme étant dangereuses, ils ne sont pas obligés de l’indiquer !
Ca laisse perplexe.

Du glyphosate dans les tampons, z’êtes sérieux là???

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a rendu un rapport en 2018 sur ces protections (même que je l’ai lu et que j’ai halluciné)

Qu’apprends-je ?
Que dans les serviettes et les tampons jetables, il y a des pesticides qui sont interdits dans l’Union Européenne, dont le fameux glyphosate. Tout va bien.
En fait, la plupart des produits dégueu qu’ils mettent dedans sont liés aux parfums.
C’est vrai que les règles c’est sale et ça pue.
Bouh ! Femmes impures.

Mais il n’y a pas que des substances cancérigènes, non, il y a aussi des perturbateurs endocriniens !
Non mais on se met ça sur (voire dans) nos parties génitales ! Allô ?

Mais ce qui m’a fait le plus halluciner, ce sont les préconisations derrière :
– SVP Messieurs les industriels, ça serait sympa d’être un peu plus transparents sur la compo de vos trucs (Parle à ma main, tant qu’il n’y aura pas de règlementation claire, ils ne feront rien, tu penses bien !)
– Ca serait sympa aussi de mettre un peu moins de merde, mais ne vous inquiétez pas, hein, le seuil critique n’est pas atteint
– Ca serait bien d’informer les femmes. Pas sur la compo de ce qu’elles utilisent, non, sur l’HYGIENE à avoir pendant ses règles. OK. Je veux bien. Mais… c’est tout ce qu’ils trouvent à dire après avoir énoncé qu’il y avait des pesticides cancérigènes interdits en Europe dans des produits de consommation courante en vente libre ???
– Une surveillance accrue des cups

business is business

Qu’est-ce qui nous manque dans ce petit cocktail bien opaque ?
L’argent bien sûr, le business plus particulièrement !
45 milliards de serviettes hygiéniques sont utilisées chaque année.
En moyenne, une femme utilise dans sa vie 10 à 15 000 serviettes ou tampons.
D’après un article de Courrier International de 2016, le marché des protections hygiéniques en 2016 était de 30 milliards de dollars.

Je pourrais également disserter 1000 ans au sujet de la précarité menstruelle, du tabou des règles qui est encore présent en 2019 (si si), des tonnes de déchets générés par ces machins-là, mais je n’ai pas prévu d’écrire un livre sur ce sujet aujourd’hui.


J’ai juste un truc à dire:

Quand les choses sont opaques comme ça, c’est qu’il y a baleineau sous gravillon.

Quand c’est un marché qui concerne un produit du quotidien, c’est qu’il brasse des milliards d’euros.
Les professionnels de santé n’en parlent pas, ou beaucoup trop peu, et ça, je ne le comprends pas.

Bref, visiblement, on ne peut compter ni sur les industriels, ni sur le corps médical, ni sur les instances de l’Etat pour nous informer et nous protéger, du coup on va faire comme d’habitude : compter sur nous-mêmes.

Si vous lisez cet article, vous êtes sûrement dans une démarche zéro déchet ou de consommation responsable en général, vous êtes sûrement convaincues, et pour beaucoup d’entre vous, vous portez déjà des protections lavables.

Alors maintenant, on va passer la seconde : parlez-en aux femmes autour de vous.
Faites-leur suivre cet article. Discutez avec elles des alternatives.
C’est toujours pareil hein : si on arrête d’acheter, ils arrêteront de produire.
Alors en cette Journée Mondiale de l’hygiène menstruelle, continuons encore et toujours à informer !


Pour aller plus loin : voir mon article sur les économies réalisées en passant aux protections lavables (3000€, oui oui)

Sources :
– https://www.60millions-mag.com/2019/02/21/tampons-et-serviettes-connaitre-la-composition-c-est-coton-12464
– https://www.anses.fr/fr/system/files/CONSO2016SA0108Ra.pdf
– https://www.planetoscope.com/hygiene-beaute/1598-consommation-mondiale-de-serviettes-hygieniques.html


Encore un grand merci à Sokona pour cette collaboration avec sa marque de protections So’Cup. Je vous rappelle que vous avez 10% de réduction sur tout le site avec le code: LASALADEATOUT10 (lien affilié)


C’est à vous !
Qu’est-ce que vous utilisez comme protections ?
Y a-t-il encore des personnes dans votre entourage qui portent des tampons et des serviettes jetables ?


Certains liens de cet article peuvent être affiliés. Cela soutient mon travail de blogueuse.
Pour en savoir plus, rendez-vous ici : « Codes promos et marques éthiques »

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5 réflexions sur “Journée mondiale de l’hygiène menstruelle: quand les femmes sont empoisonnées en toute conscience

  1. JennyRE dit :

    Cup + protège slip lavable la journée , par contre pour la nuit j’ai testé serviettes lavables et culottes de règles (d’une autre marque) et je n’ai pas encore trouvé ce qui me convient : flux très abondant sans impression désagréable de porter une couche, nuit de 10h. Je suis retourné au jetable pour la nuit malheureusement malgré l’investissement financier, la composition douteuse et le désastre écologique, il n’y a que ça qui fonctionne pour moi 😕

  2. Priscilla dit :

    Holà la alors moi j’ai un stérilet aux hormones et du coup je n’ai plus d’en regles. Alors oui je devrais me flageller mais malheureusement j’avoue que c’est un confort extrême de ne pas se poser la question de si on peut ou pas parce que regles…. j’avoue c’est pas bien. Cependant je me pose de plus en’ plus de questions et j’en me dis que je ne le ferai pas renouveler quand arrivera l’échéance…. je passerai donc aux cup et culottes mais j’ai peur aussi que ça n’en me convienne pas (les cups) ou que je n’y arrive pas ou que…. et bref j’ai ps vraiment envie de faire un retour en arrière comme au début de mes règles ou j’avais peur que ça débordent (et ça a débordé). Alors évidement l’inconnu fait peur. Mais en même temps j’ai bien conscience que ne’ pas avoir de règles c’est pas non plus l’idéal Alors voilà je me questionne et je lis. Il me reste encore 2 ans de stérilet (oui parce qu’en plus de supprimer le stérilet ça voudra dire retour à l’an pillule et comment dire ça non plus ça ne m’enchante pas car je suis une mauvaise « patiente » qui a détesté tellement les médocs qu’elle a tendance à les oublier. Je fais déjà l’effort de n’en ps oublier le levothyrox….) et puis je me demande toujours mais la composition des cups ? D’ou Ça vient ? Comment c’est fait ? Est on sûrs ??? Dis tu peux me rassurer là dessus ? Et le bambou ? On deforeste pas au point de tuer l’environnement des petits pandas hein ??? Me voilà avec des considérations que je n’avais pas il y’a quelques années et qui maintenant parfois me font mal au crâne. Mais sincèrement je préfère maintenant au moins je me sens responsable de l’avenir que je vais laisser à mes enfants. Bien sur ces nombreuses considérations…. merci pour ton article qui fait du bien !!

  3. Zizouene dit :

    Coucou moi j’utilise une cup depuis pfiouuu je ne sais plus mais au moins 10 ans malheureusement je la supporte de moins en moins je pense qu’elle est trop vieille et que je devrais la changer mais je ne sais plus laquelle choisir tellement le marché s’est developpe
    Alors j’utilise les serviettes jetables en alternance mais j’aimerais bien passer aux culotté mais je me pose des question s
    Vous la changez plusieurs fois pas jour ou ça tient la journée ?
    J’ai profiter d’une serviette lavable avec frais de port offert pour tester et à part que c’est joli c’est moyen je trouve par rapport à la tenue dans la culotte
    Bref j’ai 46 ans je ne sais plus quel chemin prendre en sachant que biologiquement je n’en ai plus pour très longtemps lol
    Vos suggestions et conseils sont les bienvenus !!!

  4. magali oberkugler dit :

    J’ai testé FEMPO, c top mais je fais aussi le flux instinctif libre du coup je triche même la nuit 🙂
    J’aimerais que mon ado s’y colle mais elle est encore réticente

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